Parmi les collections d'Eugène THIERNESSE, non accessibles au public, figurent de multiples engins agricoles, témoins d'une vie rurale révolue.

Certains engins témoignent des prémisses d'une mécanisation destinée à rendre moins pénibles les travaux agricoles.

Parmi ceux-ci figurent : (un clic sur les photos pour les agrandir)

Un coupe-racines manuel pour les betteraves et chicorées destinées à l'alimentation du bétail. (cliquer sur photos pour les agrandir)

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Au début, les paysans fauchent avec une faux. Puis viendra la faucheuse, tirée par un cheval. Elles nécessitent 2 hommes, un pour mener le cheval, un autre pour confectionner des gerbes, qui doivent être liées une fois déposées en tas, grâce à un élément en bois sur lequel s'accumulent la coupe.

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Une semblable en action  Source

FETMOISSON-082012-0293.jpgVoici un modèle plus perfectionné, une moissonneuse lieuse.

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Les gerbes étaient alors rassemblées et emmenées dans des hangars pour être traitées en hiver.

La paille pouvait servir à alimenter les animaux, ce qui amené la création du hache-paille qui permettait de réduire la dimension de la paille destinée à la nourriture des animaux  afin de permettre une préhension et une digestion plus facile.

Un hache-paille manuel non mécanisable.

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Un hache paille manuel mais mécanisable

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Lorsqu'il s'agissait de séparer la paille, la balle (les impuretés) et la poussière, depuis le néolithique, les paysans utilisaient un "van" large panier plat. Ils lançaient ainsi le contenu du van en l'air laissant au vent le soin de séparer les éléments.

Le tarare a été une évolution capitale dans la mécanisation de cette tâche rude.

Tarare manuel non mécanisable.

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Tarare manuel mécanisable

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Après le tarare venait le passage par le trieur alvéolaire, pour éliminer les plus fines graines des adventices.

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Le tarare fut ensuite intégré dans la batteuse qui servait à séparer le grain de la paille et de la balle. Jusque là, on battait les céréales avec des fléaux. Un bon batteur pouvait ainsi battre 50 à 60 gerbes par jour. Un trieur est incorporé dans la batteuse.

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Vint ensuite la batteuse mécanique d'entreprise reliée à un moteur diesel dans le cas présent.

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Batteuse qui pouvait être associée à une lieuse

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Enfin, les céréales pouvaient être moulues.

Un moulin de particulier mécanisablemoulin_particulier_mecanisable800w.jpg